Vendre sa maison en restant chez soi, ou acheter en viager : comment ça marche, ce que dit la loi et par où commencer.
Code civil, articles 1108, 1968 et suivants
Une somme payée comptant à la signature. Son montant est libre et se négocie ; il peut même être nul.
Versée au vendeur, le crédirentier, jusqu'à son décès, selon la périodicité fixée dans l'acte. Elle peut être indexée.
En viager occupé, le vendeur garde l'usage du logement ; en viager libre, l'acquéreur en dispose dès la vente.
Le point de départ est la valeur du bien, établie comme pour une vente classique. En viager occupé, on en déduit la valeur de l'occupation que garde le vendeur, puis on répartit le reste entre bouquet et rente selon son âge et les conditions choisies.

Le viager est un contrat aléatoire (article 1108 du Code civil) : ni le vendeur ni l'acquéreur ne savent combien de temps la rente sera versée. La rente viagère est encadrée par les articles 1968 et suivants.
L'acte, rédigé par le notaire, fixe aussi la répartition des charges : le plus souvent, l'acquéreur prend la taxe foncière et les gros travaux, le vendeur occupant l'entretien courant.
Pour le vendeur, seule une fraction de la rente est imposable ; elle dépend de l'âge au premier versement et diminue quand l'âge augmente (article 158-6 du Code général des impôts). Le bouquet n'est pas un revenu imposable. La vente de la résidence principale reste exonérée d'impôt sur la plus-value, comme une vente classique.
Chaque situation est particulière : le notaire, et au besoin un conseiller en gestion de patrimoine, valident le montage.
Le paiement est étalé sur une durée fixe, sans aléa.
Vous vendez la nue-propriété et gardez l'usufruit, en recevant un capital.
Une vente classique suivie d'une location reste possible.
Oui, c'est le viager occupé : vous gardez l'usage du logement, ou son usufruit, selon ce que prévoit l'acte. Le prix tient compte de cette occupation.
Non. Son montant est libre et se négocie ; plus il est élevé, plus la rente est faible.
Si l'acte comporte une clause résolutoire, la vente peut être résolue après un commandement de payer resté sans effet. Sans cette clause, le vendeur peut seulement poursuivre le paiement.
Seule une fraction de la rente est imposable ; elle dépend de l'âge du vendeur au premier versement (article 158-6 du Code général des impôts).
Tout viager part de la valeur du bien. Commençons par une estimation, gratuite et sans engagement ; le montage se prépare ensuite avec le notaire.
Lundi au vendredi 9h-19h · samedi 9h-17h